Salut les cocos, me revoilà ! Aujourd’hui je vais vous parler de Jaipur, la capitale de l’Etat du Rajasthan. Ici, pas de top 10 des meilleures pizzas aux anchoix de la ville. On va juste se balader ensemble dans cette ville de plus de 3 millions d’habitants avec des photos et ma première astuce sur le voyage en Inde. Elle est à la fin, malin hein ?

Et oui et oui, pour toute cette série d’articles sur le pays des vaches et des chapattis, j’essaierai de vous donner une petite astuce sur le voyage en Inde à chaque épisode. Cela vous permettra aussi de mieux comprendre la façon dont je conçois le voyage ! Aller, c’est parti !

Boum Jaipur !

Après les 5 heures de train qui séparent New Delhi de Jaipur, me voilà à la sortie de la gare de la « ville rose » (une des trois villes à porter ce surnom avec Erevan, la capitale de l’Arménie et Toulouse \o/ ). Après 5 mètres, l’Inde et ses rickshaws sont déjà là et j’ai déjà eu l’occasion de pouvoir découvrir successivement dix « meilleur hôtel de la ville » et « very vrey cheap ».

Pas né de la dernière pluie et ayant déjà réservé l’auberge de jeunesse la moins chère de la ville, j’utilise donc la fameuse technique « un chai et une clope ».

Cette technique toute simple, qui peut aussi se décliner pour les non fumeurs, consiste à s’éloigner de l’effervesence causée par l’arrivée du train pour se poser dans un des cafés/restaurants/endroits pour s’assoir et de déguster un petit chai pour laisser retomber la pression. Il devient alors beaucoup plus simple de démander des informations à un client et dans le cas présent obtenir un tarif de tuk tuk décent \o/

Win !

Fort et palaces à Jaipur 

Je vous vois venir les cocos, vous voulez tout de suite savoir ce que viens faire le pastis dans cette histoire. Un peu de patience, on doit d’abord parler de forts, de palaces et de singes. Je suis quand même pas venu en Inde uniquement pour me bourrer la gueule à l’anis 🙂

A Jaipur, il y a quand même de la belle beauté. De la beautée voilée des indiennes vêtues de saris colorés aux murs roses et bruts de batiments imposants, la tradition et l’histoire ont vraiment décidé de t’en boucher un coin.

Hawa Mahal – Le palais des vents

Après une grosse demi-heure de marche depuis l’auberge de jeunesse, j’arrive devant l’Hawa Mahal, plus communément connu par les touristes sous le nom de « Palais des vents ». Cet édifice, qui est un de mes préférés architecturalement parlant, était utilisé par les femmes du harem royal. Les 953 fenêtres composants la façade permettaient à ces dernières de pouvoir regarder les allées et venues dans la rue sans pouvoir être vues en retour (d’où le « architecturalement parlant »). Par contre, pas une trace de machine à popcorn, ça ne devait pas être très passionant 🙂

Jaipur - Palais des vents - Façade
Jaipur - Palais des vents - Intérieur

Amber Fort

Pour la continuité de l’histoire, on dira que les évènements qui suivent se passe la même journée.

« Et pourquoi donc Moooosieur Sylvain ? »

Et bien tout simplement parce qu’il y a des dizaines de minibus (des « citybus ») qui partent toutes les 10 minutes du Palais de vents pour se rendre jusqu’à l’Amber Fort. Ils ont l’avantage de ne coûter que 10 roupies, contrairement à un ride de tuk tuk qui peut facilement monter à 300 ou 400 roupies si tu ne sais pas négocier.

Autre avantage, c’est l’immertion assurée, puisque tu seras le seul touriste à bord 😉 Tu auras tout le loisir de te coller aux aisselles pleines de talc de nos amis indiens (oui oui de talc). Si jamais tu n’arrives pas à les trouver (on ne peut pas toujours être au top), il te suffira de demander à un indien : « City bus …. Amberrrrr Foorrrrrrt » et le tour est joué.

L’Amber Fort, c’est cet énorme truc juché sur le haut d’une colline à 11 kilomètres de Jaipur. Pour la petite info, la construction commença en 1592 par ordre du Raja Man Singh I, le commandant en chef de l’armée Moghol, qui reganit sur le nord de l’inde à l’époque. Et ça reste aujourd’hui un des (sinon le) plus gros édifices de ce type dans le Rajasthan.

Bien que l’intérieur soit sympa, je ne suis pas persuadé qu’il vaille les 500 Roupies à débourser (7,5€). Enfin, perso je préfère l’extérieur (du coup pas de photo de l’intérieur 🙂 ), une des plus belles vues du Rajasthan. Tu peux aussi te balader vers d’autres forts, plus loins sur la coline.

Bon c’est bien tout ces forts et palais, mais bon ont doit passer aux singes non ? Bon aller, just un dernier parce qu’il est cool et sur la route. En effet mes cocos, entre Jaipur et l’Ambert Fort, tu peux t’arrêter au Palais de l’eau ( ou Water Palace ça fait plus cool). Le seul truc un peu frustrant, c’est que t’as pas le droit d’aller voir à l’intérieur … deg …

Les Singes !

Si tu te balades dans Jaipur la journée, tu vas bien croiser une bonne quinzaines de tuktuk qui vont vouloir te conduire au « monkey temple ». Et bien sache qu’en fait le monkey temple ça n’existe pas 🙂 Mais ça nos amis indiens n’en ont cure, côté marketing ça claque.

Bon je rigole, je rigole, mais ils ne sont pas loin de la vérité. C’est une montagne entière qui leur sert de sanctuaire. Une montagne sacrée à la sortie de la ville qui accueille trois temples et des tonnes des singes.

Quand tu arrives en bas de la montagne, nos amis indiens, regorgeant toujours d’inventivité, t’accueillent avec des sachets de cacahuètes pour nourrir les bêtes.

Après quelques minutes d’ascension, les premiers singes font leurs apparitions, quand soudain, un cri déchire le silence de la montagne bien loin des klaxons et des vendeurs de chai. Accroupi par terre, un petit garçon tente de ramasser ses cacahuètes en pleurant et les 4 macaques lui ayant arracher le sac des mains se battent pour le butin.

Un mélange entre la planète des singes, jurrassic park et un reportage Thalassa.

 Après toutes ces émotions, je termine la montée en passant devant le Temple du soleil dont mes photos ont bizarrement disparues. Petite vue sympatoche mais toujours pas de hordes de singes à l’horizon. Direction le centre de la vallée donc et en chemin je rencontre les deux meilleurs potes du monde fixant l’horizon.

Après quelques minutes à observer cette grande amitié basé sur l’entretien et l’inspection mutuels anti-puce, je finnissait la descente vers le fond de la vallée et le temple dédié au dieu Hanuman (le dieu singe).

Un temple minuscule qui permet une petite « prière/donation ». Rien de bien croustillant à se mettre sous la dent. C’est à ce moment que le prêtre me dit de continuer par une porte pour voir le « Galta Ji temple ». Vu les deux visites précédentes, je continue ma route en trainant des pieds en me disant « p*****, ils sont où ces singes » et là, BOUM !

Pour info, le temple Galta Ji est un des lieux de pélerinnage Hindouiste. Se baigner dans ses points d’eau naturels permet donc de laver ses péchés. Perso, je ne suis pas allé, pas besoin et surtout pas de serviette 🙂 Si, pas comme moi, tu t’y rends un autre jour qu’un Lundi, tu pourras observer nombre de saris colorés et de grosses moustaches faire trempette.

INFO UTILE : Des mecs te demanderons surement l’équivalent de 50 ou 100 roupies pour « l’entretien » du temple à l’entrée mais l‘entrée est gratuite.

Après une bonne journée de marche et la découverte de cette petite merveille, j’étais tranquillement entrain de rentrer à l’auberge de jeunesse, quand tout à coup un jeune indien prénommé Malik m’arrête et me pose cette question :

« Hello sirrrr, pourquoi les étrangers ne s’arrêtent jamais pour discutter avec moi ? »

Vous l’aurez deviné les cocos, cette discussion m’a amené une heure plus tard au …..

Pastis !! et ma première astuce sur le voyage en Inde.

Avant de continuer cette super histoire, voici ma première astuce : 

Bien que l’inde soit parfois oppressante et qu’énormement de personnes essaient de rentrer en contact avec toi, arrête toi à chaque fois. Tu pourras très vite voir si c’est uniquement pour te vendre quelque chose ou si la personne à une envie sincère de discuter (ou les deux).

Alors bien sûr, si tu appliques cette règle à la lettre, tu risques d’alonger tes journées de plusieures heures 🙂 Cependant, mon petit pote, ça m’a permis de vivre ces trois petites aventures à Jaipur : 

Boire du pastis :

Bah oui, c’est quand même l’origine de cette astuce. Pendant que je discutais en français avec le petit Malik, qui prend des cours à l’alliance française de Jaipur, son oncle a pris la main pour me faire rentrer dans sa bijouterie et m’offrir un chai (et bien sûr essayer de me vendre ses « meilleurs » produits). Après être rentré et avoir laché un « Je ne vais rien acheter, mais je suis grave chaud pour un chai », les discussions pouvaient commencer. 

Nous avons discuté famille, mariage, travail et religion pendant une bonne demi-heure (les 4 grands pilliers de discution en inde) jusqu’à ce que le proprio de la boutique claque une entrée avec un « Bonjour, bonjour ! » sans aucun accent. Visiblement prévenu par ses copains, il se met à exploser de rire en voyant ma surprise et poursuit avec cette délicieuse question : « tu veux du pastis ? »

Après m’avoir tendu le premier verre de la boisson anisée, Suresh m’explique qu’il a vécu 5 ans à grenoble et qu’il a encore de la famille là-bas qui lui envoie régulièrement du pastis et du fromage. Je repartais, 2 heures plus tard et 5 pastis bien colorés dans le pif, en me disant que l’inde c’est vraiment génial 🙂 

– Apprendre les bases du cricket avec un bookmaker pas très legit :

Le lendemain, voulant rendre visite à mes nouveaux copains, je tombe sur Rishi, bookmaker émérite de 36 ans. Le mec me hèle depuis l’autre côté de la rue « Chai, Chai », il avait touché la corde sensible. 

S’en suivaient 5 ou 6 chais pendant qu’il m’expliquait les règles basiques du cricket et en me montrant sa conversation whatsapp de 500 personnes où les messages arrivaient par dizaines. Chaque ligne contenait un score et une somme.

Il m’expliquait ensuite que les paris était interdits au Rajasthan et qu’il risquait 10 ans de prison en faisant ça. Heureusement, il y avait une dizaine de flics dans la conversation whatsapp, tout bon donc.

– Rester dans un tuk tuk sans payer :

Et pour la dernière, une petite histoire sympatique. En rentrant à pieds un soir, après avoir rembarré une 50aine de tuktuk, je me faisais interpellé par Rohit. Pour moi, c’était juste un tuktuk driver de plus voulant me faire cracher ma tune, jusqu’à ce qu’il me sorte la phrase « Hello sirrrr, pourquoi les étrangers ne s’arrêtent jamais pour discutter avec moi ? ». Exactement la même question que Malik 2 jours plus tôt. De quoi réfléchir.

Ce sculpteur de pierre de jour et rickshaw walla de nuit m’invitait donc dans son tuktuk en m’offrant une cigarette. Il m’avouait qu’avec ce nouveau travail, crise oblige, il n’avait plus le temps de voir ses potes ou sa famille et qu’il avait besoin de discuter avec quelqu’un d’autre qu’un conducteur de tutktuk. C’était la première fois en Inde que je passais plus de 30 minutes dans un tuktuk sans bouger et sans payer  🙂

Voilà c’est fini les cocos ! J’espère que vous avez apprécié Jaipur et qu’à partir de maintenant vous parlerez plus souvent aux Indiens 😉 J’ai croisé beaucoup trop de personnes se refermant sur eux même en parcourant les rues indiennes, manquant au passage des trucs plutôt géniaux 🙂

Cheers and good vibe !

Sylvain