Lille, Mardi 31 Mai, 4h du matin, c’est bientôt l’heure du grand départ. Le réveil est encore plus dur que ce matin de 1996 pour le départ du voyage scolaire au parc Astérix, sadique de maîtresse avec son bus en plein milieu de la nuit. Bien sûr la perf de café n’est pas prête, comme ton sac d’ailleurs et du coup t’attends le petit rush d’adrénaline qui arrivera dans quelques minutes pour te dire « Putain mais t’es trop à la bourre mon gars ».

Ça c’est ce que vous êtes en droit de vous imaginer parce que vous n’avez pas pu entendre le rire des copains et ce fameux bruit de bouchon signalant que la dernière bière vient d’être ouverte. Fidèles à eux-mêmes, Ils ont décidé de te faire kiffer jusqu’au bout. Ils sont géniaux quand même, tu n’es même plus sûr d’avoir envie de partir.

 

Les copains c'est trop cool

Au moment où la mousse déborde de ton verre parce que tu as « versé trop fort », le petit rush d’adrénaline arrive quand même, il ne va pas falloir déconner trop longtemps quand même. Du coup, tu fais trois fois le tour de la maison, tu vides une fois ton sac, c’est bon tout y est, tu le refermes, tu vas pouvoir savourer ta bière tranquillement. Comme si c’était un signe, la mousse n’est pas encore assez redescendue, du coup tu refais un tour de la maison, et heureusement sinon tu serais parti sans : Serviette, tondeuse, chargeurs, brosse à dents, …

Ça y est, tu es enfin prêt. Comme quoi, la mousse, sur les arbres ou dans ton verre, elle est toujours utile. (Copyright 🙂 )

Après quelques minutes, la bière est engloutie, le sac sur le dos et un petit nœud au ventre s’installe tranquillement. Le Uber est arrivé (bah oui à Lille et donc sous la pluie à 5h du matin, y pas beaucoup d’autres choix), c’est le moment du grand départ, le moment de dire au revoir.

Tu fais des câlins et des bisous aux survivants Marion, Natasha, Elise et Bertrand en essayant de garder la petite larme bien à l’intérieur et tu t’engouffres dans l’Uber. Comme si c’était pas assez dur, voilà Léa qui déboule comme elle était dans les 100 derniers mètres du marathon de Paris. BIM tu ressors sous les yeux agacés du conducteur, BAM nouvelle tournée générale de câlins, BOUM tu te jettes définitivement dans la voiture en priant que le conducteur se soit transformé en Vin Diesel entre temps et démarre en trombe.

Il est 5h15, tu enfonces ton casque sur tes oreilles pour les 6h de bus/aéroport/avion à venir en augmentant le volume régulièrement pour t’empêcher de penser.

Madrid, Mardi 31 Mai, 11h30. Tu « désencatres » tes écouteurs de ta tête, tout s’est bien passé mis à part les deux heures passées à côté du « gros monsieur suintant » assis à côté de toi dans l’avion. Tu avances, content, vers la sortie de l’aéroport avec ta super coiffure et tes marques rouges pétantes autour des oreilles pour rejoindre ta cousine.

Première destination, le distributeur de ticket de métro pour acheter ton moyen de locomotion. Mais là, stupeur, après la fouille de ton sac (3 fois) et de l’ensemble de tes poches (19 fois), tu te rends compte que ta fidèle carte bleue n’a apparemment pas voulu quitter la France. Il te reste 10 euros et une cousine.

ET BIM, LE GRAND DÉPART – TO BE CONTINUED 😉

En attendant les prochains articles, découvre quelques photos de l’Espagne. En ce moment, je suis à Belgrade au milieu de deux mois et demi d’auto-stop, mais ça je te le raconterais plus tard !

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